Livraison 24/48 h partout en France
Haute visibilité

Vêtements haute visibilité : classes 1, 2, 3 et norme EN ISO 20471

Par Protekix · Mis à jour le · 4 min de lecture

Armand en veste haute visibilité sur un chantier routier

L'essentiel

La norme EN ISO 20471 classe les vêtements haute visibilité en trois niveaux selon la surface de matière fluorescente et de bandes rétroréfléchissantes. La classe 1 convient aux zones à risque faible, la classe 2 au bord de route et aux plateformes logistiques, la classe 3 aux chantiers routiers rapides et au travail de nuit. Un gilet sans manches ne peut pas dépasser la classe 2.

Être vu à temps, c'est laisser au conducteur le temps de freiner. Les vêtements haute visibilité combinent une matière fluorescente, efficace de jour, et des bandes rétroréfléchissantes, qui renvoient la lumière des phares la nuit. La norme EN ISO 20471 fixe trois classes de protection : voici comment choisir la bonne.

Les trois classes de l'EN ISO 20471

La classe dépend des surfaces minimales de matière fluorescente (fond) et de matière rétroréfléchissante (bandes) visibles sur le vêtement.

ClasseFond fluorescent minimumBandes rétroréfléchissantes minimumExemples de vêtements
Classe 10,14 m²0,10 m²Baudrier, brassard, pantalon simple
Classe 20,50 m²0,13 m²Gilet, tee-shirt, polo, pantalon
Classe 30,80 m²0,20 m²Veste à manches, parka, combinaison, ensemble veste et pantalon

La classe est indiquée sous le pictogramme de la norme, sur l'étiquette du vêtement. Elle peut aussi être indiquée pour un ensemble (veste et pantalon portés ensemble) : deux vêtements de classe 2 peuvent atteindre ensemble la classe 3.

Quelle classe pour quelle situation ?

Plus la circulation est rapide, dense ou de nuit, plus la classe doit être élevée.

SituationClasse conseillée
Zone privée, véhicules lents, bonne visibilité (parking d'usine, cour)Classe 1 minimum
Plateforme logistique, quai de chargement, circulation de chariotsClasse 2
Bord de route à vitesse modérée, collecte des déchets, livraisonClasse 2
Chantier routier, voie rapide, autorouteClasse 3
Travail de nuit ou par mauvaise visibilité (brouillard, pluie)Classe 3
Aéroport, voies ferrées, intervention de secoursClasse 3

Sur les chantiers routiers, les règles de signalisation temporaire imposent aux personnes intervenant sur la chaussée un vêtement haute visibilité de classe 2 ou 3 ; le gestionnaire de voirie ou le maître d'ouvrage peut exiger davantage. L'évaluation des risques de l'entreprise fixe la classe pour chaque poste.

Jaune, orange ou rouge ?

La norme admet trois couleurs de fond : jaune fluorescent, orange-rouge fluorescent et rouge fluorescent. Le bon choix est celui qui contraste le plus avec l'environnement : sur un fond très coloré ou dans certains environnements, une couleur ressort mieux que l'autre. Certaines entreprises, réseaux ou chantiers imposent une couleur par métier ou par entreprise : suivez leur consigne.

Haute visibilité et autres risques

Un vêtement haute visibilité peut cumuler d'autres protections. Vérifiez les pictogrammes correspondants sur l'étiquette :

BesoinNorme à rechercher en plus
PluieEN 343 (protection contre la pluie)
FroidEN 342 (froid intense) ou EN 14058 (climat frais)
Flamme, chaleurEN ISO 11612
SoudageEN ISO 11611
Électricité statique (zones ATEX)EN 1149-5
Arc électriqueIEC 61482-2

Bien porter un vêtement haute visibilité

  • Fermé : un gilet ouvert perd une partie de sa surface visible.
  • À la bonne taille : trop grand, il flotte et se plie ; trop petit, il ne couvre pas le torse.
  • Visible : il ne doit pas être caché par un sac à dos, un harnais ou une veste non haute visibilité portée par-dessus.
  • Propre : la saleté réduit fortement la fluorescence et la rétroréflexion.

Combien de vêtements haute visibilité prévoir par salarié ?

Aucun texte ne fixe de nombre. En pratique, raisonnez en rotation : un vêtement porté pendant que l'autre est au lavage, soit au moins deux par salarié pour un port quotidien, davantage en travail salissant. Pour planifier les achats, partez du nombre maximal de lavages indiqué sur l'étiquette et de la fréquence de lavage : un vêtement lavé deux fois par semaine atteindra plus vite sa limite qu'un gilet porté occasionnellement. Prévoyez aussi des tenues d'hiver (parka, softshell) haute visibilité pour que la classe reste visible quand les salariés se couvrent.

Entretien et remplacement

  • Respectez le nombre maximal de lavages indiqué sur l'étiquette : la classe n'est garantie que jusqu'à ce nombre.
  • Lavez à la température indiquée, sans adoucissant ni javel si la notice l'interdit, et évitez le sèche-linge si ce n'est pas prévu.
  • Remplacez le vêtement dès que la couleur a pâli, que les bandes sont craquelées, décollées ou ternes, ou que le tissu est déchiré.

Comme tout EPI, le vêtement haute visibilité prescrit par l'évaluation des risques est fourni gratuitement par l'employeur, qui l'entretient et le remplace. Voir notre guide sur les EPI et les obligations de l'employeur.

Questions fréquentes

Quelle classe de gilet haute visibilité choisir ?

Classe 1 pour un risque faible, par exemple une zone privée où les véhicules roulent lentement. Classe 2 pour le bord de route à vitesse modérée, les plateformes logistiques et les parkings. Classe 3 dès que la circulation est rapide, la nuit ou par mauvaise visibilité, et sur les chantiers routiers exposés. En cas de doute, prenez la classe supérieure.

Un gilet peut-il être de classe 3 ?

Non. La classe 3 exige une grande surface de matière fluorescente et des bandes sur les manches ou les jambes. Un gilet sans manches est donc limité à la classe 2. Pour atteindre la classe 3, il faut une veste à manches, une combinaison, ou un ensemble veste et pantalon dont le marquage indique la classe obtenue ensemble.

Gilet haute visibilité jaune ou orange ?

La norme admet trois couleurs fluorescentes : jaune, orange-rouge et rouge. Aucune n'est meilleure dans l'absolu : choisissez celle qui contraste le plus avec l'environnement de travail. Certaines entreprises ou certains gestionnaires de réseau imposent une couleur : suivez alors leur consigne.

Combien de lavages supporte un vêtement haute visibilité ?

L'étiquette indique le nombre maximal de lavages pour lequel la classe a été vérifiée. Au-delà, ou si la couleur fluorescente a pâli ou que les bandes rétroréfléchissantes sont craquelées ou décollées, le vêtement doit être remplacé : il ne garantit plus sa classe.

Le gilet jaune de la voiture suffit-il sur un chantier ?

Le gilet de sécurité routière rangé dans le véhicule est généralement un gilet de classe 2 prévu pour un arrêt d'urgence. Pour un usage professionnel régulier, l'employeur doit fournir un vêtement adapté au risque du poste, à la bonne taille et en bon état, avec la classe exigée par l'évaluation des risques.

Sources

Publié le par Protekix. Une question sur ce guide ou sur un EPI ? Écrivez-nous à contact@protekix.com.

Guides

À lire aussi